PARACHA BÉCHALA’H – LE CHANT DE MOCHÉ ET LE CHANT DE L’AVENIR
- Génération Breslev

- il y a 4 jours
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Les enseignements de Rabbi Nathan de Breslev & les secrets du Chant Nouveau

Introduction
Dans la Paracha Béchala’h, un verset attire l’attention :
« Alors Moché chantera » (Chémot 15,1).
Pourquoi la Torah utilise-t-elle le futur « chantera » et non le passé « chanta » ?
Rabbi Nathan de Breslev, dans le Likouté Halakhot, révèle que ce verset contient un secret fondamental :
le Chant de Moché n’a pas encore atteint sa perfection. Il ne sera complet que dans les temps futurs, lorsque se révélera le Machia’h – qui est lié à l’âme de Moché lui-même.
Le Chant inachevé : la guérison de la “Fille du Roi”
Rabbi Nathan explique que lors de la traversée de la mer, Le peuple d’Israël a certes chanté, mais les dix types de mélodies (assèrèt miné néguina) n’étaient pas encore révélés dans leur plénitude.
Leur lumière a permis la Chirate Hayam, mais la guérison spirituelle de la “Fille du Roi” – symbole de la Chékhina et de Knesset Israël – n’était pas achevée.
Le véritable Chant, celui qui répare totalement la Chékhina, n’éclatera qu’à la fin des temps.
C’est pourquoi le verset dit :
– Alors Moché chantera
→ au futur, lors de la révélation finale.
Le Chant Nouveau : un chant de miracles et de royauté
Rabbi Nathan poursuit :
À la fin des temps, se dévoilera un Chant Nouveau, appelé dans les Psaumes :
« Chantez à Hachem un chant nouveau, car Il a fait des merveilles.«
Ce chant sera :
Simple
Double
Triple
Quadruple
Il activera tous les dix types de mélodies, sources de joie dans tous les mondes.
C’est pourquoi la Chira se conclut par :
– Hachem règnera pour l’éternité.
→ Une allusion directe à la royauté future, lorsque la souveraineté divine sera révélée à tous.
Le Chant et la Royauté : la musique comme révélation divine
Selon Rabbi Nathan, la révélation de la Royauté divine dépend du chant et de la mélodie. Les dix mélodies sont la clé de la guérison de la Chékhina et de la manifestation de la royauté sacrée.
De nombreux versets l’affirment :
– Hachem règne, que la terre exulte
– Chantez à D.ieu, chantez !
– Rendez grâce à Hachem avec la harpe… chantez-Lui un chant nouveau
La musique n’est pas un simple art :
elle est la porte de la délivrance.
Les secrets du Chant selon Rabbi Na’hman
1. Le Chant de 10 lettres – Likouté Moharan II, 8
Rabbi Na’hman révèle que le Chant futur sera :
Un chant de ‘Hessed (bonté)
Relié au Nom divin de valeur 72
Composé de 10 lettres
Un Chant Nouveau
Ce chant permettra au Tsadik du niveau de Moché :
de ramener Israël à la Téchouva,
de faire des remontrances vraies qui n’affaiblissent pas,
de vaincre les forces négatives.
2. Le Chant suprême de la Foi – Likouté Moharan I, 64
Chaque sagesse possède une mélodie.
Plus la sagesse est élevée, plus sa mélodie l’est aussi.
Au sommet de la sagesse humaine se trouve Atsilout.
Au-delà : Ein Sof, où seule la Foi pure règne.
Seul un Tsadik du niveau de Moché peut atteindre :
le Chant suprême de la Foi,
la lumière du Ein Sof,
la capacité de sauver ceux tombés dans l’“espace vide” où l’intellect ne peut plus agir.
Ce Chant contient toutes les mélodies du monde.
3. Le Chant quadruple et les dix mélodies – Likouté Moharan I, 49
Le Chant est :
Quadruple
Et dix
Il correspond aux dix mélodies et au Hé (4 + 10).
4. Le Nom du Tsadik et le Nom d’Hachem – Likouté Moharan I, 67
Le nom du Tsadik est lié au Nom divin.
Lorsque le nom du Tsadik grandit, le Nom d’Hachem grandit dans le monde.
5. Le Chant du futur – Hayé Moharan §340
Rabbi Na’hman dit :
« J’ai un chant à chanter dans les temps futurs… »
6. Le secret du nom Na’hman – Ko’hvé Ohr
La valeur numérique de Na’hman = 148,
identique au Tétragramme écrit en Milouï + A’horaïm.
Le Midrach rapporte que Noa’h s’appelait en réalité Na’hman, car :
« Ze Yinah’aménou » – Celui-ci nous consolera.
→ Le nom Na’hman est un nom de bonté, de consolation.
Le Pétek : la signature du Chant Nouveau
La signature Na Na’h Na’hma Na’hman Meouman contient :
les 10 lettres,
les 4 niveaux (simple, double, triple, quadruple),
la base de 72,
le nom du Tsadik,
le Nom d’Hachem,
la bonté,
la Foi supérieure.
Ainsi : Le Tsadik qui mérite ce Chant est lui-même le Chant.
Conclusion
Le Chant de Moché n’est pas un souvenir du passé.
C’est une promesse, un avenir, une révélation.
Lorsque le Chant Nouveau éclatera :
la Chékhina sera guérie,
la Royauté divine sera révélée,
la joie remplira tous les mondes,
et le Tsadik du niveau de Moché conduira l’humanité vers la délivrance.



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