La Lumière de ‘Hanouca et la Force des Yéchivot
- Génération Breslev

- 14 déc. 2025
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Quand la sagesse grecque s’oppose à la lumière de la Torah
Le cœur du conflit entre la Grèce antique et le peuple Juif ne se situait pas seulement sur le plan politique ou militaire.
L’enjeu véritable était spirituel.
Les Grecs s’attaquèrent à la source même de la vitalité d’Israël :
le Beit Hamikdach, le Temple de Jérusalem, et surtout la Torah qui en émanait.
À l’époque du Second Temple, la nation d’Israël connut un renouveau d’étude et de sainteté. De nombreux Batei Yéchivot (maisons d’étude) furent fondés sous la direction des Hommes de la Grande Assemblée (אנשי כנסת הגדולה), ces sages ayant reçu toute la Torah des prophètes.
Ils fixèrent pour Israël les fondements des lois, des prières, et de la transmission orale sur lesquels nous vivons encore aujourd’hui. Sans eux, dit Rabbi Nathan, « nous ne saurions même pas une seule halakha ».
« Car c’est d’eux que nous vivons : מִפִּיהֶם אָנוּ חַיִּים. »
La contre-offensive spirituelle de la Grèce
Mais comme le dit le verset : « זֶה לְעֻמַּת זֶה עָשָׂה אֱלֹקים » –« D.ieu fit l’un face à l’autre. »
À chaque lumière de sainteté, s’élève une obscurité parallèle.
Ainsi, le Satan excita alors les forces grecques, qui établirent à leur tour leurs propres “maisons d’assemblée” : des académies de philosophie et de sciences, fondées sur une sagesse contraire à la Torah.
Elles niaient la valeur de la Mitsva vécue dans ses moindres détails, cherchant à remplacer la vérité divine par la raison humaine.
C’est pourquoi les Grecs voulurent anéantir le Temple et abolir la Torah :
Interdire la circoncision, la sanctification du Chabat, et toute pratique sacrée.
Leur haine visait la lumière : celle qui sort du Temple, celle qui éclaire le monde.
La Victoire : par la Force de la Torah
Mais « ימין ה׳ רוממה » – La droite d'Hachem s’est élevée ! Sa main fut victorieuse, comme l’explique Rachi.
Des miracles grands et redoutables se produisirent, par le mérite des Yéchivot saintes : les Hommes de la Grande Assemblée et les Cohanim qui se dévouaient à faire rayonner la Torah dans le monde. Grâce à eux, la flamme ne s’est jamais éteinte.
« Ils enseigneront Tes jugements à Yaacov et Ta Torah à Israël. »(Deutéronome 33, 10)
Aujourd’hui encore : la lumière du miracle
Rabbi Nathan enseigne : Chaque année, la lumière de ‘Hanouca se renouvelle à travers ceux qui étudient la Torah en vérité.
Même un petit groupe de dix, cinq, trois, deux, ou même un seul Juif qui s’assoit pour étudier la Torah fait descendre la Présence Divine – la Chékhina – parmi eux.
Car l’essentiel n’est pas le nombre, mais la sincérité de l’étude : apprendre, enseigner, garder, accomplir et vivre la Torah. C’est par eux que se propage dans le monde la lumière du conseil divin, cette lumière qui éclaire du sein même de l’obscurité.
« Le feu de la Torah s’allume à partir de la nuit du monde. »
La flamme du Ner ‘Hanouca
Le Ner ‘Hanouca, dit Rabbi Nathan, représente l’intériorité du conseil divin –le Or Ha’étsa”, la lumière du discernement, qui se révèle depuis les profondeurs du noir.
C’est l’essence du miracle de ‘Hanouca : non pas seulement la victoire militaire, mais la réapparition de la lumière dans la nuit de la raison grecque.
Un enseignement pour chaque génération :
Tant que des Juifs se réunissent pour étudier la Torah par amour de la vérité, la flamme de ‘Hanouca ne s’éteindra jamais.
🔹 En résumé
‘Hanouca n’est pas seulement le souvenir d’un miracle ancien.
C’est la célébration du triomphe éternel de la sagesse divine sur la sagesse humaine. Chaque maison d’étude, chaque mot de Torah appris par amour de la vérité, prolonge le miracle de la fiole d’huile : une lumière pure qui traverse les âges et repousse les ténèbres.




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